400 Team Raid Nature Multisport

Venez découvrir les résumés, photos et commentaires des raids natures multisports, entraînements et autres moments de vie de l'équipe 400 TEAM à travers la france...

Sunday, November 23, 2014

Championnat du monde de raid aventure Equateur 2014 700km des Andes au Pacifique.

La video "inside" en cliquant sur le lien:https://www.youtube.com/watch?v=VuMfZa3cATU

Le récit ci dessous:

Pour cette finale 2014, toutes les meilleures équipes sont présentes. Nouvelle Zélande, Suède, Etats unis, France, Angleterre, Espagne, Equateur… La diversité et richesse de la nature équatorienne promet une course magnifique ! Notre préparation est très amateur en comparaison de certaines équipes arrivées sur place depuis deux semaines mais en 3 jours, nous nous acclimatons correctement à l’altitude. Notre préparation est quelque peu perturbée par l’arrivée très tardive de nos caisses vtt bloquées à Madrid puis Miami et par la bronchite d’Audrey ! Malgré tout nous voici sur la ligne de départ ce dimanche 9 novembre pour le plus grand défi de notre vie de raideur.

Section 1, trek 29km : en haute altitude

Le départ est magique, le volcan Antisana se dresse devant nous, le soleil est au rendez-vous et la nature grandiose. Nous sommes à 3800M d’altitude. Les équipes se dispersent dans les landes puis se retrouvent sur une piste qui mène à 44OOm d’altitude. Nous sommes agréablement surpris car notre rythme est bon et nous nous retrouvons dans un second groupe à distance respectable des cadors ! La descente est tout aussi belle et nous changeons rapidement de décor. La végétation est déjà dense et le sol parfois très boueux. Nous retrouvons les espagnols et américains et terminons avec eux cette magnifique 1ère section. 5 équipes se sont détachées 15 minutes devant notre trio. La course est lancée. L’arrivée à la transition 1 est digne d’un tour de France avec une grande ferveur.

Section 2, vtt 67km : Dont 45 de route…

Là c’est moins fun, une longue descente sur route à 40km/heure, puis le seul sentier de la course hélas impraticable. Nous poussons et portons dans la boue notre vtt, la pluie commence à tomber et nous arrivons assez vite à la transition 2 toujours en 8ème position. Encore une superbe ambiance avec ravitaillement à volonté.

Section 3, trek cordes, 44km : Superman entre en action

On repart sur une piste en profitant encore des pâtes et sandwichs offerts par les équatoriens. Audrey a son moment de souffrance du raid avec des crampes d’estomac très douloureuses. Accrochée à mon élastique, j’essaie en vain de lui changer les idées… La nuit tombe, nous marchons à bonne allure et retrouvons tout d’abord les américains de Tecnu. Nous traversons ensemble le premier pont instable à l’aide de nos longes et baudriers pour éviter de finir dans la rivière. Ils repartent vite sur un sentier très escarpé et ultra technique. Le genre de déplacement qu’affectionne Adrien. Hélas notre guide est sec et l’altitude ne favorise pas un retour en forme. Il râle d’être dans cet état. Malgré tout il a l’art de trouver le bon cheminement et nous rattrapons les espagnols de Columbia, les anglais Adidas et les américains une nouvelle fois ! Ce chantier va durer toute la nuit, nous progressons à une toute petite vitesse. Nous devons alors franchir un 2ème pont en très mauvais état, nous sommes en compagnie des espagnols. Nous sommes longés à une corde de sécu, le bois est pourri et Adri très à l’aise et déjà de l’autre côté quand le pire se produit : le sol s’effondre sous les jambes de Barbara la brésilienne de l’équipe Espagnole. Elle disparait sous le pont vers la rivière en folie, seul son sac à dos est visible de là où l’on est. Heureusement elle est accrochée à la ligne de sécu via ses longes. Ses coéquipiers sont tétanisés et ne bougent pas. Adri déjà de l’autre côté est le mieux placé pour venir la secourir, il arrive tel superman et sort la belle espagnole non sans difficulté. Nous tenons notre héros ! Remerciement très rapide des espagnols et ils repartent de plus belle…
La végétation est dense et magnifique. Audrey va mieux mais c’est cette fois Tom qui ressent le mal d’altitude, maux de tête et jambes coupées ! Je me dis alors que la ligne d’arrivée est bien lointaine et qu’il va falloir déjà penser à la relier et calmer nos ardeurs. La pluie redouble, la température chute, on commence à avoir froid. Je me sens en forme olympique et accroche Adri et Tom derrière moi pour arriver au plus vite au chaud à la transition 3. Au petit matin c’est chose faite et après s’être changés, nous prenons comme la plupart des équipes devant nous 2h de repos sur les 8 imposées par l’organisation. Nous apprendrons plus tard avec grand regret l’abandon des copains LSN à cette transition. Tandis que les champions du monde en titre Mimi Jacky accompagnés de Sylvain et Vincent font la course en tête.

Section 4, vtt 144km : Dur dur…

Après notre repos, nous espérons repartir sur un rythme plus soutenu, hélas Adri n’est pas mieux et c’est même pire. Avec l’altitude il a les jambes coupées et le col à franchir est bien haut. On l’atteint enfin et la récompense est magnifique. Le majestueux volcan Cayambé se dresse devant nous et rend la descente sur piste splendide. Nous débutons alors notre très mauvais passage de la semaine. Des erreurs d’orientation qui nous coute en cumulé 3h environ, un rythme lent. Et malgré quelques beaux passages le long de canaux ou dans une ancienne voie ferrée, nous peinons sur cette trop longue section. A Guayllabamba, nous confondons la direction El Pisce avec El Quiche ! Résultats nous prenons la route panaméricaine dans la mauvaise direction et on ne comprend rien à la situation. 1 heure de perdue dans la ville qui nous fait bien rire aujourd’hui ! La fin de section de nuit est difficile. Les Suédois nous rattrapent et cela nous relancent un peu et nous permet de rejoindre au milieu de la nuit San José de Minas en 8ème position loin des 6 premiers. Nous décidons de dormir 2 heures à nouveau et apprenons que nous devrons purger comme la plupart des équipes 4h de pénalités pour un avoir emprunté un passage interdit sur une piste. C’est plutôt une bonne nouvelle pour nous car cela signifie 4h de sommeil en plus à la prochaine transition. Seul Seagate dans les 10 premiers a respecté le road book et tient alors sa victoire.

Section 5, trek 45km : et au milieu coule une rivière…

Il est 5h du matin ce mardi quand nous reprenons notre route pour un beau trek. Nous sommes en forme globalement. Nous trouvons assez facilement le premier poste et entamons une longue ascension quand surprise, nous retrouvons les américains qui se sont perdus toute la nuit ! 6h qu’ils fouillent et cherchent le sentier qui mène au sommet. Incroyable scénario. Cela nous gonfle le moral. La montée est longue et très raide. Le soleil est présent et nous brule la peau. J’accroche Adrien pour ce dernier passage en altitude. Audrey va bien et Thomas a retrouvé la grande forme. Nous atteignons le sommet mais le poste suivant est difficile d’accès, un chemin n’existe plus et nous en retrouvons un autre pour atteindre le poste. Audrey souffre des pieds mais ce ne sera bientôt pas la seule ! Nous entamons alors un des plus beaux passages du raid, une descente sur un vieux chemin de contrebandier. Le sol s’est creusé au fil des années et nous évoluons dans un passage étroit bordé de roche ou de végétation luxuriante. La pluie se met à tomber transformant le sentier en une rivière de boue. Quelle ambiance. On est à l’attaque car on se sait performant sur les passages techniques. Hélas en bas de la descente, nous entamons une bonne dizaine de km de piste pour rejoindre la transition et nos pieds nous ralentissent fortement. Nous rejoignions Méridiano en début de soirée. Nous sommes 7ème à moins de2h des anglais et américains. Nous purgeons la pénalité de 4h comme tout le monde. On soigne nos pieds. Adrien n’arrive toujours pas à manger mais il est moins à la peine à cette plus basse altitude. Comme à chaque transition ou presque, on peut commander un plat chaud local ou une soupe. Le grand luxe…

Section 6, vtt 159km : ballade entre amis

Nous entamons dans la nuit de mercredi ce 2ème grand chantier VTT. Mais nous sommes sereins car savons qu’on sera bloqué au départ de la rivière ce soir et qu’on ne pourra entamer le kayak que demain à 5h30. Donc on roule régulièrement en prenant le temps de s’alimenter correctement. Il pleut encore en début d’étape. On enchaine les longues ascensions sur pistes. C’est difficile moralement surtout de nuit. Finalement nous avançons assez vite sur la carte et pensons pouvoir rejoindre dans la soirée le stop dark zone à Indépendiente. Dans l’après-midi, nous nous régalons sur une descente dans une magnifique forêt tropicale. Nous nous offrons le luxe d’une pause de 45 minutes dans un resto !!! Nous atteignons ensuite l’atelier corde ou surprise les Anglais sont encore là ! Un saut, une petite tyrolienne et un pont de singe. Jolie mais un peu gentillet compte tenue de l’évènement… On termine ensuite la section vers 18h par un joli coucher de soleil. C’est la pause obligatoire, les américains et les anglais sont là, on peut encore espérer toucher la 5ème place ! On mange, on dort, on discute avec de jeunes équatoriens francophones. A 3h du matin, nous avons la mauvaise surprise de voir que 8 équipes au total sont là. On repart donc pour un raid départ en ligne avec ces 7 équipes. Les compteurs sont remis à zéro, c’est le principe injuste de la dark zone !!!

Section 7, Kayak rivière 69km : beau et humide

Une petite marge d’approche pour atteindre la rivière où je me fais un coup de stress en traversant un fossé sur un tronc. Un vertige qui fait bien rire mes camarades… Superman me sauve la vie même si je ne ressemble pas à une brésilienne ! Un vrai héro quoi… L’organisation nous donne alors ses consignes de sécurité. Ils sont d’ailleurs très pro à ce niveau-là. Nous entamons notre descente 10 et 5 minutes après nos adversaires Anglo-saxons. Nous craignons le retour des équipes suédoises. La rivière est magnifique, la végétation luxuriante. On avance vite sur des kayaks auto-videurs très bas. On se régale. Les premiers rapides approchent, un classe 3 voire 4 nous met tous à l’eau, on tape les genoux sur des rochers, on perd notre matériel. Mais on récupère tout grâce à l’aide de deux secouristes sur place. On a rattrapé les anglais qui sont en vrac aussi ! On repart et avec tom on va maîtriser les rapides suivants contrairement à Audrey et Adri qui baignent à chaque fois ou presque ! Adri casse ensuite sa pagaie sur une nouvelle chute et nous ne savons pas encore que cela aura de lourdes conséquences… Nous terminons cette magnifique et ludique section proche des 2 équipes devant nous et nous sommes heureux de constater que personne ne nous a rattrapés… Les suédois, c’est plus ce que c’était !!!

Section 8, vtt 42km : montagnes russes

Nous sommes jeudi après-midi et le soleil tape bien fort. Cette courte section de vtt est roulante au début et infernale sur la fin. Des montagnes russes avec des pentes à 20%. Tom est forme olympique mais casse sa chaîne. J’ai le genou gauche en feu suite à ma chute de kayak. On rejoint tantôt à pied tantôt sur le vélo la Y de Cube où une belle surprise nous attend avec la présence des copains de Lozère. On discute et on se prépare pour la section jungle annoncée très difficile…

Section 9, trek 40km : bouhhhhhhhhhhhhh

Il est 18h30 environ ce jeudi soir lorsqu’enfin prêt nous partons pour l’enfer… Pas de carte dans ce secteur. Nous devons suivre la trace GPS. Et c’est un problème pour nous car nous ne savons pas faire. Tom et Adri s’y collent sur les 10km de piste qui permettent d’atteindre l’entrée de la forêt. Mais ils n’y arrivent pas, pire Adri tombe le gps et la vitre se brise… Il fonctionne encore et après une heure d’attente l’un des deux annonce comprendre l’outil ! Ça marche ! Ouf…Le début de la jungle est décevant, une large piste rouge transformée en gigantesque champs de boue. On essaie de protéger nos pieds au maximum en évitant de tomber dans la boue mais très vite on se rend compte que c’est impossible. Alors on y va franchement, s’agit d’aller vite maintenant ! Tom nous agrémente alors d’un moment d’anthologie dont il a le secret. Se ratant sur un franchissement il tombe dans une fosse de boue plus importante et se met à paniquer « au secours je vais me noyer, Seb vient me sauver ». Puis sorti de son enfer, il appelle tout le monde à un peu plus de calme et de sérénité ! On est mort de rire et cela fait du bien dans ce contexte bien hostile…le chemin finit par se rétrécir et on entre véritablement dans la forêt. De nuit elle n’a rien d’exceptionnel par contre le sentier lui l’est ! Un sentier de boue où l’on s’enfonce à minima jusqu’à la cheville mais bien plus souvent jusqu’au genou. Il nous reste certainement 25km à faire… Mais il était écrit qu’on croiserait à nouveau nos amis américains, de nouveau perdus mais cette fois avec leur GPS ! Cela nous motive, Audrey en profite pour nous balancer son sac jugée trop lourd avec véhémence, elle est fâchée, un peu mais pas trop, pas trop longtemps…, Les américains nous doublent puis s’égarent puis nous doublent et ainsi toute la nuit ou presque. Pas de serpent en vue mais de belles mygales. Et puis il fallait pimenter la section avec un dénivelé de 300m à faire dans ses conditions. L’enfer, la galère mais on a pas la choix alors on ne s’arrête pas, jamais. De toute façon où se poser dans ces conditions ! Nous larguons Tecnu sur une dernière erreur de leur part. On termine comme on peut et même à la nage pour traverser la rivière qui nous coupe du CP malgré les réticences de Tom. On réalise certainement le meilleur temps de la section (13h30)….Audrey vient de réaliser pour moi un exploit incroyable tant cette marche nécessitait une force physique et mentale monumentale. Béa d’Endorphinmag nous attend à la transition et nous donne quelques news. Nous décidons d’enchaîner avec la dernière section kayak pendant que la marée nous est favorable. Tecnu arrive au moment de notre départ, les anglais sont une heure devant. Les français qui craquent à 3h. La bagarre continue !

Section 10, Kayak 55km, course 4km : A une pagaie près

L’orga refuse de nous prêter une pagaie de remplacement et nous partons donc avec trois pagaies et demi ! On mange et dort à tour de rôle. On débute sur une rivière puis sur un estuaire. En arrivant au CP 31, on voit les anglais juste devant nous à 15mn ! Mais aussi les américains juste derrière… Mais encore 30km à parcourir… Adri a besoin de dormir, Audrey devient alors superwomen et fait avancer le kayak seule et elle motive les troupes tel un entraineur de rugby ! Elle nous bluffe. Avec Tom on galère avec cette demi pagaie, on s’épuise et lorsque la marée s’inverse, il nous devient difficile de la contrer. C’est long, très long. Le CP suivant est dans la mangrove, Les américains sont à fond derrière nous, les anglais toujours juste devant. On est à fond mais cette demi-pagaie est un lourd handicap. Tecnu nous double juste avant d’accoster, des machines très très entrainées. Ils sortent du bateau, ramassent leurs affaires au plus vite et partent en courant à 15km /h ! On décide alors de prendre un peu plus notre temps pour réaliser les 4kms devant nous amener à l’arrivée à Monpiché. Quand on s’aperçoit que les anglais se sont perdus dans la mangrove et qu’ils arrivent. Ils sont surexcités, posent leurs bateaux, se débarrassent de leur dossier et partent eux aussi comme des furieux rejoindre la ligne. Ils perdent des affaires et en ramassent la moitié… l’un des 4 peine à suivre et cela nous fait rire, le costaud de l’équipe capable encore de courir à 20km/h le tracte alors et ils s’envolent. Nous on ne peut courir à cette vitesse à ce moment-là. On est médusé. Finir un raid de 130h au sprint sur une route, ça gâche un peu la fête. Une arrivée kayak aurait été bien plus logique et saine. Après 2km, on croit voir une nouvelle équipe derrière nous mais ce sont des joggers ! On finit par franchir la ligne d’arrivée en 7ème position à 15mn des américains finalement 4ème et qui doublent les français à 1OOm de la ligne, eux qui pensaient que l’équipe suivante était à 2h ! Nous nous faisons un plaisir de rendre aux anglais leurs affaires tombées sur la route…Fin étrange d’un superbe raid, d’une aventure hors du commun où nous aurons découvert un pays aux multiples facettes.

Nous sommes fiers de cette place assez logique compte tenu de notre niveau physique de la semaine et du peu d’orientation difficile proposée. Nous garderons longtemps en mémoire ses volcans enneigés, ses forêts luxuriantes, ces deux sections kayaks d’anthologie et le bonheur partagé durant 130h ainsi que la grande qualité d’organisation. . Le raid aventure c’est toujours « magic ».

Saturday, November 08, 2014

http://trail.de.saint.heand.free.fr/

Monday, September 22, 2014

Raid in France is Magic

Epilogue:
Nous venons de descendre de nos canassons avec soulagement. Il reste 10km de course sur la plage sauvage de l'espiguette en Camargue, maintenant plus rien ne peut nous empêcher de franchir en vainqueur la ligne d'arrivée de ce Raid in France 2014. Audrey donne le tempo et elle n'amuse pas la galerie, il fait enfin chaud! La nature ici est sauvage, les dunes d'un coté et les vagues qui déferlent de l'autre, nous ne pouvons éviter de mouiller à nouveau nos chaussures... Nous croisons nos premiers nudistes qui doivent halluciner, l'un d'eux est en train de faire son footing avec ses baskets, scène improbable... Nous apprécions le confort de notre slip et cela donne un coup de fouet supplémentaire à Audrey!
Un drapeau français au loin aux couleurs de 400team, c'est Bd 07 et les supporters qui nous attendent. La dernière ligne droite est d'une grande intensité émotionnelle. Inoubliable tout comme l'accueil des bénévoles et les applaudissements qui ne finissent pas, le champagne, les étreintes...

Prologue:
Après 24h pénible de préparation des caisses, nous voici enfin sur la ligne de départ du prologue dans le magnifique centre du Puy en Velay. Rémi, Véro, Manu de 400team sont là en voisins pour supporter nos 2 équipes, ainsi que Thérèse la super maman Lhermet. Nous entamons ce prologue à fond comme la majorité des équipes et Adrien fait les bons choix... déjà! Nous le gagnons mais cela est anecdotique pour la suite de la course. Lsn et notre 2ème équipe se mettent un coup au moral en oubliant 1 et 2 balises. S'en suit 35km de liason vtt pour rejoindre le bivouac du soir. Il fait chaud, pour l'instant!

Jour 1:
Le départ est donné à 5h30 du matin ce dimanche par un sympathique canoé orientation. Nous sortons en tête avec "raid 74 maxi race". Nous enchaînons bien sur la première section vtt jusqu'à la descente finale que nous ne trouvons pas!!! Plutôt que de faire demi tour, nous décidons de faire un droit dans la pente. Mauvaise idée, les ronces sont de plus en plus épaisses et nos jambes non protégées sont lacérées. Tout cela sous le regard amusé du directeur de course Pascal Bahuaud qui nous précise qu'il aime le hors sentier mais qu'il n'aurait pas exagéré à ce point là!!! Encore un bout de forêt pour rejoindre la route autorisée et nous voici à la transition kayak avec 20' de perdue environ.
Transition rapide et nous embarquons 4ème sur l'eau. Nous sommes sur l'Allier et nous enchaînons des petits rapides. Seul hic les bateaux ne sont pas auto videurs et nous passons notre temps à écoper ou à vider. Changement d'équipage en cours de route pour être plus performant. Les gorges sont encaissées avec comme seule trace de l'homme, une voie de chemin de fer magnifique.  Nous bouclons l'affaire rapidement et enchaînons sur une courte section de trail qui nous permet de reprendre la tête en compagnie de LSN. Embarcation sur l'Allier à nouveau mais cet fois en raft. Là les organisateurs se sont fait avoir par l'EDF car de l'eau, il y en a peu! Section où nous enchaînons de petit rapides sympas et de longs plats fastidieux. Nous avons le plaisir de devancer quelque peu nos amis de LSN.
Et c'est enfin pour nous le vrai début de ce RIF 2014 avec la première grosse section: 90km de vtt qui doivent nous ramener vers l'Ardèche.
Le tacticien Thomas Gaudion avait prévu qu'on lance notre attaque à ce moment là. Chose que nous appliquons à la lettre. Adri oriente sans s'arrêter et nous pédalons à un très bon rythme sur cette section qui ne restera pas dans les annales des plus belles du RIF. Audrey est en forme olympique, c'est sur et Tom profite de la présence d'un photographe pour pousser le vtt d'Adrien. Cliché qui fera le tour de la France.  Pauvre Adrien, lui qui a eu juste 5mn de moins bien sur ce raid.

Nuit 1:
La fin de la section est plus complexe en orientation, la présence de deux jeux de carte nous permet de gérer au mieux le crise à cet instant. Car pour le reste, Adrien n'aura guère souvent besoin de moi!!! Encore une transition rapide et nous débutons le 2ème gros morceau de ce raid, un trek de 40km que nous n'imaginons pas aussi long qu'il ne va être...  Une petite erreur au début mais nous nous recalons assez vite pour ensuite plonger dans un cours d'eau encaissé. Nous approchons de la balise 14 dont la définition est lit de ruisseau. Le moment de stress du raid. Après 3 passages et plus d'1h de recherche minutieuse dans une zone très élargie. Nous arrivons au constat que la balise n'y est pas. Que faire? Sur de nous, nous prenons en photo tout ce qui peut l'être afin de prouver notre bonne foi et nous décidons de rejoindre le poste de contrôle suivant. Nous prévenons l'organisation qui décide d'envoyer quelqu'un pour vérifier. Stressés à l'idée qu'on l'ait raté, nous continuons à évoluer durant 4h dans ce cours d'eau terrible pour les pieds. Adrien nous trouve de temps à autre de petits sentiers mais le moral un peu atteint par cette balise, le sommeil nous gagne, Audrey souffre d'aigreurs d'estomac et Tom se plaint d'avoir des jambes en bois.  De B15 à B16, nous faisons le choix de passer par le haut sur une piste pour changer un peu. Adrien nous trouve les très difficiles B15 et B16 sans perte de temps et enfin nous sortons de cet enfer pour pieds!!! Notre rythme a baissé mais nous ne nous arrêtons jamais, Adrien se brosse les dents en marchant (du jamais vu!). Au petit matin, nous croisons Thierry (le 2nd du boss, le genre de gars que tout patron voudrait avoir et que tout employé voudrait comme supérieur..., bref un mec en or massif) qui nous annonce qu'après vérification, la B14 avait été mal placée (Hé le RIF, mettez des prébalisages  et vous éviterez tout soucis de cet ordre). Comme par magie, nos différentes douleurs disparaissent et on se remet à courir et à marcher à vive allure.

Jour 2:
Nous avalons le mont Mezenc comme si c'était notre 1ère heure de course. Nous prenons le temps d'être interviewé par France 3 en haut d'un suc. Nous enchaînons les balises sans soucis et apprécions les beaux paysages. Le sentiment d'avoir réussi une bonne section, nous rejoignons l'assistance 1  pour 3h de repos. Enfin c'est un repos relatif, car nous sommes à coté de l'école à midi et les enfants hurlent et jouent à coté de la salle. Bref on dort pas ou peu et on se demande quand est ce que nos camarades vont arriver. Après 3h de repos nous sortons. Adrien fait un discret bisou à sa maman, et nous repartons à vtt au moment où les 3 équipes de poursuivants arrivent (LSN, Maxi race, Arverne). C'est mieux qu'un produit dopant, nous estimons notre avance proche des 4h!!! Le tacticien Gaudion avait tout prévu mais peut être pas un écart si grand. Adrien se permet alors une belle bourde dans une forêt qu'il connait bien. On se recale au bout de 20 minutes environ... "Adri, fais comme si tu ne connaissais pas la carte maintenant"). L'orage gronde et nous tombe dessus avant St Cirgues. On a froid et nous roulons vite en montée pour se réchauffer. La fin de section se passe bien et nous rejoignons la transition du premier canyon de nuit. "La borne" et son eau froide nous attendent.

Nuit 2:
Nous craignons de prendre froid justement. Finalement les quelques nages dans les vasques se font sans trop de souffrance même si Tom se plaint beaucoup. Adrien connait bien les évitements et nous évoluons à forte allure. Audrey suit comme à son habitude avec discrétion et efficacité.
Suite à ce canyon, l'organisation nous propose un trek très sauvage plutôt hors sentier. La balise est placée sur un col difficile d'accès. Adrien nous la trouve au plus vite et nous trouvons également la descente assez facilement mais que cette section peut faire des dégâts!!!
Notre transition suivante est moyenne, Tom et Audrey galèrent avec leurs axes de roue et la fatigue de cette 2ème nuit se fait sentir tout de même.
Nous sommes de nouveau sur nos vtt pour une section une nouvelle fois compliquée en orientation. Adrien nous sort de son chapeau tout son savoir faire en prenant une option uniquement basé sur le relief qui nous mène à un boulevard pour traverser sur canoé la borne! C'est un artiste de la top 50 IGN. Les bénévoles toujours aussi sympa au cp quel que soit l'heure de la journée nous encourage. La longue montée nous rapprochant du Chasezac m'est pénible mais on s'accroche. L'équipe est toujours homogène et le moral solide.

Jour 3: Une transition rondement menée et nous voici sur notre 2ème canyon. Le magnifique Chasezac. Nous sommes de jour et nous profitons pleinement du spectacle. Adrien pourrait descendre 2 fois plus vite mais il est bien obligé de s'adapter à notre rythme... Au fil des minutes les baignades sont tout de même un poil trop  rafraîchissantes et nous sommes heureux de quitter le canyon en direction de la Garde Guerin. Un petit stop de 15' pour manger au restaurant local et nous repartons en direction du lac de Villefort où nous attend une courte section kayak.
Cette dernière est soporifique et je manque de m'endormir!!!
Nouvelle transition ultrarapide et nous débutons le long trek de 30km à travers le mont Lozère. Assez rapidement, nous profitons d'un rayon de soleil et d'un coin herbeux pour dormir 30 minutes. Le réveil est difficile et je marche comme un zombie un moment mais l'allure du groupe est bonne dans cette interminable montée vers le Pic Cassini. Vu l'emplacement des balises, on se doute que le PARC National a du poser de gros soucis aux organisateurs dans ce coin pourtant hyper fréquenté par les randonneurs. Au Pc sous le col de l'aigle, nous avons l'immense surprise de voir Bd 07 envoyé spécial de la Lhermet connection qui assure un live d'anthologie pour les proches de l'équipe (analyse des trackers, prévision d'horaire, photos...). Adrien nous fait encore un festival pour trouver la balise sous la vielle piste de ski. La suite je connais, j'étais en week end au Mas de la Barque il y a 10 jours. Pont du Tarn et arrivée à Masmejan en début de nuit. Encore une bonne section de réalisée!

Nuit 3: 
Après une nouvelle bonne transition, nous attaquons une section vtt très difficile en orientation. Et avec la pluie et le brouillard qui se pointent, ça s'annonce périlleux. Une longue montée pénible pour le sommeil nous oblige à faire un nouveau stop de 30 minutes. La pluie arrive et nous nous habillons en conséquence. Adrien nous trouve la balise du pont on ne sait pas comment mais c'est pour lui aussi un soulagement lorsqu'il la voit!!! La météo devient dantesque mais nous arrivons tout de même sans trop de dégâts à l'air de transition suivante. Stéphane Cornez, l'ange gardien de nos boites et caisses est là. On s'habitue à le voir et sa présence massive et discrète  est rassurante.Transition sous un petit abris et on repart assez vite en direction du Causse Méjean  à pied. On galère pour trouver le sentier de départ. On grimpe enfin dans la bonne direction et on profite d'une vielle grange au foin centenaire pour dormir 15 minutes de plus. En sortant c'est un brouillard de fou qui nous attend. Allez 5m de visibilité et une balise au bord d'une mare au milieu de nulle part à trouver. Je sens bien l'affaire et demande d'insister un peu au moment ou Adri propose de se recaler. Comme par magie 1' plus tard la mare se découvre devant moi. Les dieux du raid sont avec nous!! L'orage aussi et il nous tombe dessus alors que nous sommes à découvert sur un plateau. Les éclairs dispersent le brouillard immédiatement. La foudre tombe partout autour de nous et illumine le Causse Méjean. Un spectacle son et et lumières gratis saisissant, effrayant. Adrien n'a peur de rien sauf des orages et ce n'est pas pour rassurer Tom qui n'a pas besoin d'un angoissé autour de lui. Tapis au sol en boule, nous échangeons des sourires complices avec Audrey... Adrien refuse qu'on rejoigne les maisons 300m plus bas pour ne pas attirer la foudre. Un dernier éclair très proche, trop proche l'en dissuade et il aurait fallu nous filmer en train de rejoindre l'abri à 4 pattes au ras du sol. Mouillés mais en sécurité, nous enfilons les quelques affaires sèches qu'il nous reste. Au bout d'une grosse 1/2 heure, nous ressortons pour finir la section avec les orages toujours très proches dans un décor magnifique. Monsieur Cornez est là et nous demandons des nouvelles de l'organisation aux responsables du cp. La course continue mais la section spéléo suivante est annulée en raison du niveau d'eau trop important.

Jour 4: 
Nous, les miraculés de la foudre,  enchaînons à vtt dans un calme relatif!!! La section est difficile. De longues montées, une erreur dans la descente et un aller retour de 30 mn dont on avait pas envie à ce moment là. Adrien fait sa tête de mule dans le choix suivant mais je m'efface et garde pour moi mon agacement devant cet itinéraire couteux. En fait j'ai guère le choix, il est déjà loin devant... Il a une forme olympique et aide Audrey à rentrer au bercail. Nous voici à l'assistance 2 à Camprieu. Thérèse est encore là, il est 14h environ ce mercredi. 5h de repos pour compenser la spéléo. Nous trouvons très vite notre sommeil cette fois. Les lozériens arrivent au moment de notre départ soit environ 5h derrière nous. Mais de départ il n'y aura point. Les routes dans l'Hérault sont coupées, les rivières en crue et il est dangereux de nous envoyer dans la zone. L'organisation gère la crise. Arrêt momentané de la course. Nous retournons nous coucher.

Nuit 4:
Quelle est bonne cette nuit sur le sol froid et sans matelas du gymnase! Audrey a froid et cherche du réconfort auprès de Tom. Au petit matin, toutes les équipes ont été rapatriées ici. L'organisation peut souffler et prévoir la suite.

Jour 5: 
Tristes et résignés, ils nous annoncent que la course reprendra vendredi matin par la section équitation au départ d'Aigues Mortes. Transfert en bus et départ dans l'ordre du classement sans les écarts réels à 7h du matin. Les coureurs applaudissent chaleureusement les organisateurs en les soutenant.
Nous passons la journée à discuter, manger à l'auberge avec les copains et à dormir.

Nuit 5:
transfert en bus et arrivée à Aigues Mortes

Jour 6: 

Nous rejoignons en premier et en courant le haras de départ. Nous voici sur nos chevaux et nous partons tranquillement pour 2h30 en temps bloqué.  Les moustiques sont voraces en ce début de matinée. Tout se passerait bien si le cheval de Tom n'était pas amoureux de celui de Benjamin 5 mn derrière nous! Il refuse d'avancer malgré les coups de talon ce qui nous fait mourir de rire... On fait du trot de temps en temps pour compenser la marche lente.

Epilogue: nous venons de descendre de nos canassons avec soulagement en ce qui concerne mes fessiers. Il reste 10km de course sur la plage sauvage de l'espiguette en Camargue, maintenant plus rien ne peut nous empêcher de franchir en vainqueur la ligne d'arrivée de ce Raid in France 2014. Audrey donne le tempo et elle n'amuse pas la galerie, il fait enfin chaud! La nature ici est sauvage, les dunes d'un coté et les vagues qui déferlent de l'autre, nous ne pouvons éviter de mouiller à nouveau nos chaussures... Nous croisons nos premiers nudistes qui doivent halluciner, l'un d'eux est en train de faire son footing avec ses baskets, scène improbable... Nous apprécions le confort de notre slip et cela donne un coup de fouet supplémentaire à Audrey!
Un drapeau français au loin aux couleurs de 400team, c'est Bd 07 et les supporters qui nous attendent. La dernière ligne droite est d'une grande intensité émotionnelle. Inoubliable tout comme l'accueil des bénévoles et les applaudissements qui ne finissent pas, le champagne, les étreintes...

Nous gagnons Raid in France, manche de coupe du monde de raid pour la 2ème fois après 2010 en 84h devant Lozère sport nature et Arverne, deux très belles équipes françaises.

Bilan: 
Depuis quelques années que nous tournons sur le circuit mondial, nous n'avons  pas encore trouvé d'équivalent en terme de qualité d'organisation. Raid in France en 2014, c'est plus de 140 bénévoles et des mois de préparation.  C'est de la grande organisation, très pro mais c'est aussi de la proximité et de la chaleur humaine. C'est surtout pour nous coureurs l'assurance de parcours sauvages et très techniques où l'orientation est omniprésente. On reviendra et le plus vite possible SVP.

Sur cette édition, j'ai eu le sentiment que rien ne pouvait nous arriver. La course aurait pu durer 10 jours, nous étions comme aimantés par les balises! Une sorte de pleinitude... Quel sentiment magique qui fait encore plus apprécié les paysages et les émotions vécues.
J'avais une équipe en or, le meilleur orienteur sur top 50 ign français qui va bientôt passer son diplôme mondiale.
Une Audrey meilleure que jamais, ultra polyvalente que rien n'arrête et surtout pas les orages.
Un Tom physiquement prêt et de plus en  plus fort mentalement. Et ma baguette magique pour motiver les troupes...

France is magic
Raid in France is magic
Le raid c'est magique!


seb


Photos: Jean-Jacques Raynal

Sunday, August 10, 2014

Clip Vidéo

Et voici le lien pour visionner un petit clip video des jeunes de 400team et de leurs copains de l'équipe de France lors de la coupe du monde dans les Hautes Alpes.

https://www.youtube.com/watch?v=it8nqTeWdas&feature=youtu.be

Tuesday, August 05, 2014

Coupe du monde des raids jeunes

 Mia et Nathan "Champions du monde mixte", une semaine au top de leur forme à batailler avec les garçons... Les tchèques 2èmes sont à plus de 3h en 20h de course!
 Lisa et Emma, n'ont pu rivaliser avec les norvégiennes et terminent l'épreuve hors classement.
Mattéo et Alban "vices champion du monde" à 1h de la fin et injustement pénalisés. Ils seront 2ème à tout jamais dans nos esprits!


Saturday, June 28, 2014

400 Team Raidlight - Victoire Scratch-Mixte sur le Raid Vallis Clausa 22 juin 2014

Après un début de saison plutôt axé VTT, mais quand même 2 raids multi où je n'ai pas été des plus performants, j'avais inscrit le Raid Vallis Clausa à mon calendrier.
Mon implication sur Les nombreuses organisations du club de CO sur le 1er semestre 2014 m'a pris énormément de temps et a limité mes volumes d'entraînement.
Avec juste 3 semaines de reprise d'entraînement sérieux en course à pied, j'espérais ne pas être trop à la rue avec Sonia toujours très performante en trail et qui fait équipe avec moi.

Elle me rejoint à 5h du matin à la maison.
On charge les affaires et après 1/2h de route pour rejoindre Fontaine de Vaucluse pour récupérer les dossards. J'ai laissé la tige téléscopique sur mon Chiru Pulse, considérant que je n'aurai normalement pas besoin d'utiliser de laisse pour tracter la Miss. Tchatche avec les collègues de VAE et quelques raideurs connus, mais il ne faut pas perdre de temps pour l'aller/retour à l'Isle sur la Sorgue pour poser les VTT.

Après le briefing, le départ est donné à 7h pour 48km environ de CO, canoe et VTT.
Ça attaque par une CO sur carte IOF, pour les légendes, mais pas trop pour la précision. Je connais un peu le terrain, mais pas trop la carte. L'ordre des balises est libre, mais on est nombreux à prendre la même direction. Sonia et moi arrivons en tête à la balise 1 située dans un vallon. J'arrive devant une haute falaise non cartée. Je pars sur la gauche pour retrouver un vallon. On farfouille sans rien trouver. Je sens qu'on est un peu esseulé et on repart vers la falaise où on trouve finalement la balise au pied. Vraiment pas précise cette carte !
Les 5 balises suivantes sont trouvées facilement. Puis croyant reconnaître sur la carte un chemin connu, je pars un peu à l'instinct sur la balise suivante. Mais on se retrouve vers des maisons que je n'ai pas remarqué sur l'itinéraire vers la balise. A l'évidence, on est parti beaucoup trop loin. Je me recale rapidement sur la carte et on rejoint enfin la balise après un gros détour.
Au passage, je me rends compte que l'ordre que j'ai choisi n'est peut-être pas le plus rapide en ayant considéré que le passage sur l'aqueduc ne permettait pas de redescendre vers la base de canoë. On prend un sentier qui doit nous amener après une petite coupe vers une grosse piste. Sauf que le sentier disparaît et on se retrouve à errer dans la broussaille en traversant au passage une bonne falaise.
On retrouve la piste et la dernière balise, avant de rejoindre l'embarquement canoe.
C'est vraiment très mal parti. On avance vite, mais ça ne compense pas le temps perdu sur l'orientation.
Je me fais sans surprise chambrer par les copains de VAE.

Le canoë se déroule plutôt bien : bonnes trajectoires avec les pagaies simples, marches franchies sans problème. On remonte quelques équipes, dont certaines auraient tendance à tourner en rond.
Après le débarquement du canoë, il faut traverser à pied un bras de Sorgue avec pas mal de courant. Mieux vaut trouver une trajectoire avec pas trop de profondeur d'eau pour éviter d'être emporté. Les soquettes Raidlight sont toujours au top lors des passages aquatiques : tout juste sorti de l'eau, seule persiste la sensation d'humidité, mais pas celle d'avoir une éponge entre le pied et la semelle de chaussure. Un confort incomparable, surtout en raid long.

20 équipes sont déjà parties à VTT quand on récupère les nôtres.
Il va falloir envoyer et faire une grosse CO pour remonter le classement.
Ça se présente bien déjà sur la courte section VTT au road-book puis en parcours balisé où on rattrape Karine et Denis de 400Team Canoë Evasion, normalement en tête du classement mixte à ce moment.

Après avoir rejoint le parc VTT au dessus du Chateau de Saumane et effectué une transition rapide, c'est le départ sur les chapeaux de roues pour la CO IGN , mais en étant plus vigilent sur la carte que sur la 1ere CO.
Je choisis de prendre quasi-systématiquement les trajectoires les plus courtes entre balises, y compris dans le choix de l'ordre de prise des balises. Bien que le bush local soit parfois dense, avec quelques détours ça se passe franchement bien, d'autant qu'on tombe rapidement sur quasiment toutes les balises sans jardiner, même après de grosses coupes.
Fin de CO dans le village de Saumane avec une carte très simplifiée où tous les passages ne sont pas identifiables sur la carte. Ca me perturbe et je change l'ordre de passage pour me remettre dans la carte. Ca passe mieux et on rejoint le parc VTT où tout le monde est surpris de nous voir arriver si rapidement : "Vous avez bien pris les balises du village ?"
Oui, on a tout pris et on sort de cette CO en tête avec personne en vue jusqu'à notre départ du parc.

Le suivi d'itinéraire à VTT débute par une remontée de piste en crête qui se transforme en sentier plus ou moins praticable avec de grosses pierres enchevêtrées et des marches. On passe plusieurs fois en mode "piéton", mais le rythme est élevé.
La montée se termine par quelques lacets avant d'arriver au point culminant où devrait se trouver une balise. Rien en vue, on part donc à l'Est comme l'indique le tracé de la carte. Mais le croisement d'une piste bien visible sur le terrain et sur la carte m'indique clairement qu'on est allé trop loin. On repart à l'Ouest jusqu'à dépasser la position supposée de la balise, mais toujours rien.
On redescent même le sentier d'arrivée où on retrouve l'équipe Pacaventure qui vient donc de nous rattraper. On reprend l'itinéraire de la carte et on trouve cette satanée balise à 300m de sa position sur carte.
Beaucoup d'équipes avaient déjà vu cette balise lors de la CO, mais avec les coupes que j'avais choisies, on n'y était pas passé.
Le suivi d'itinéraire n'est pas trop compliqué, même si le surlignage qui masque le type de chemin, nous fait suivre une grosse piste trop longtemps.
Cette erreur réparée, on rejoint l'arrivée par un itinéraire sur sentiers et pistes bien agréable, avec le magnifique passage sur l'aqueduc du Canal de Carpentras qui surplombe la rivière d'une quarantaine de mètres.
Le pneu arrière de mon Chiru Pulse ayant rendu l'âme récemment, j'avais monté celui de mon enduro qui avait subi une bonne coupure lors de la Transvésubienne. A l’occasion du Vallis, je testait un nouveau préventif tubeless qui avait pu colmater la crevaison et qui m'a paru bien au dessus de tout ce que j'ai déjà testé : aucune perte de pression, malgré quelques passages pierreux où j'ai envoyé sans modération.

Victoire et arrivée groupée avec nos collègues de Pacaventure Romu et Cyril avec qui Sonia et moi avons partagé pas mal d'aventures il y a quelques années sur des raids plus engagés les uns que les autres. Souvenirs !!!
Un podium en tenue Raidlight qui fait vraiment plaisir, avec en prime de victoire de jolis chapeau de paille.

Avec cette victoire en mixte et ex-aequo au scratch me voilà reboosté pour le raid multi, même si le plateau d'équipes n'était pas des plus relevés.
Exit les douleurs rotuliennes, peut-être grâce à mes nouvelles chaussures de trail Hooka...

Fab

Tuesday, June 24, 2014

Raid Untamed New England, USA: forêts vierges, eau, insecte et sensations...




The forks, état du Maine, États Unis. De grandes forêts, des lacs, des rivières, à perte de vue. Nature sauvage et inexplorée par endroit. Une densité de population digne des grands déserts africains... Voici le lieu de course de la manche de coupe du monde de l'untamed new england 2014.

Après un long voyage et trois jours de préparation, nous voici sur la ligne de départ le mercredi 18 juin en compagnie de quelques uns des meilleurs teams nord américains, suédois, espagnols et du team  France. Il est grand temps pour Colo et Tom qui ne tiennent plus en place depuis 48h, excités comme des puces.
Audrey qui elle n'a fait que dormir ou presque semble sereine. Je suis pour ma part heureux à l'idée de revivre enfin la grande aventure 14 mois après l'Afrique du sud.

Top départ à 10h30 par un prologue co sur une carte déroutante... Les équipes s'observent et chacun tente de se caler avec les éléments rencontrés. On trouve le premier poste et on enchaine bien sur le 2ème , on est en tête!!! Cela nous permet de voir notre premier moose, une espèce d'immense caribou. Colo est aux anges car c'était son objectif premier, voir un moose! Et hop petite erreur, je prends une des nombreuses mauvaises pistes non cartées et on termine donc ce prologue autour de la 10ème place  à 5minutes des premiers. On embarque sur nos canoës de trappeurs pour  5 miles face au vent sur un immense lac parsemé d'îlots. On prend un bon rythme et on retrouve une première fois Thomas Guillet, le super journaliste d'endorphinmag sur la première île où nous attend un petit trail ponctué d'un rappel. On attaque un peu et on atteint ce rappel en 6ème position. Hélas, l'orga n'est pas au point. Ils ont préparé 8 cordes mais ils n'ont pas assez de matériel. On attend, encore et encore, au moment de notre passage, le matériel est bloqué dans sa remontée... On perd 30 minutes sur les équipes de tête. Et de plus ce rappel n'a rien d'exceptionnel. Le genre d'histoire qui agace en début de raid... Ma petite erreur du prologue n'est pas sans conséquence du coup. On retrouve nos canoës pour 3 miles seulement  avant un nouveau trail sur une ile. Ce concept est sympa et évite la lassitude. On attaque fort et on double rapidement des canadiens. Point de vue magnifique au sommet mais on passe à côté de la balise dans la descente sans la voir et on grenouille 15 minutes. Décidément ce début de course n'est pas simple. De nouveau sur notre canoë mais cette fois pour 15 miles... On fait route avec les canadiens. Le soleil se couche, la lumière est magnifique. On se prend presque à aimer le canoë!!! Il est 21h le premier jour et nous voici à la fin de ce premier leg. 5ème à plus d1h des premiers, les suédois de Peak Performance.

Transition rapide pour débuter ce second leg où nous attendent 120km de vtt entrecoupés d'un relais co. Colo est surpris de devoir aller aussi vite pour se préparer... On part à fond motivé par Tom qui nous lance à haute voix: " allez c'est notre section". On est sur un nuage dans notre nuit noire, je suis bien dans la carte et on enchaine sans un seul arrêt. On attaque, on relance, on jubile...
On arrive au poste à poste 14 -15 compliqué. Une zone sans chemin ni sentier à  traverser. La forêt est dense et difficile à traverser. Je suis ma boussole et pense à Stéphane Dumortier qui avait perdu la sienne en   Afrique du sud le mois dernier... On retrouve les suédois de Sweco au milieu de nulle part. Ils semblent bien contents de suivre notre trace! On débouche sur le col et retrouvons la piste. On descend chercher le poste 15 en aller retour. On croise le team France et cela gonfle notre moral car on vient de leur reprendre 1 heure. Et sur le retour, on croise les espagnols de Columbia! On vient de les doubler dans le bush... Ça réveille Audrey qui avait déjà sommeil...
En compagnie de Sweco, on continue à très vive allure et on reprend les français qui jardinent autour du poste 16. Nous voici maintenant à 3 équipes pour rejoindre le relais co. On est dans le groupe de chasse derrière les suédois de Peak. Cette fois on est dans la course. Audrey est en forme olympique, pas besoin de la tracter. Juste besoin de lui mettre une claque de temps en temps pour la réveiller...

Le Gorman loge nous accueille avec ses pancakes à volonté. A tour de rôle nous
effectuons notre relais co sur une carte assez précise mais où l'on nous signale que la balise n'est pas au centre du cercle mais dans la zone du cercle... Lorsque vient mon tour, la fille de l'orga ma précise qu'on peut partir car nous avons effectué nos 4 relais!!! Je lui dis alors avec mon franglais que non, que je veux faire mon relais et ne pas profiter de son erreur. Elle finit par comprendre... Et me remercie en me donnant la carte. A mon retour, le gars qui devait nous dire d'aller empiler des buches de bois dort d'un sommeil profond et nous ne relisons pas le road book. On reprend donc notre section vtt sans savoir qu'on vient de prendre une pénalité d'1h... On repart 5 minutes derrière Sweco et devant le team France. On visite  le paradis des castors. Les barrages qu'ils construisent nous obligent à traverser un étang... Peu après nous récupérons Sweco et finissons ce leg 2 avec eux 5 minutes devant la France. On termine nos premières 24 h de course.

Débute alors La grosse section du raid: " The abenaki lost world..." Une section trek packraft où l'on transporte donc 2 mini rafts, des gilets de sauvetage, des pagaies, des cordes de sécu... À faire pâlir de honte les plus gros sacs de raid in France... Le concept est génial, à nous de choisir notre itinéraire, par l'eau ou par la terre.
On gonfle nos rafts avec un sac de gonflage et on maitrise assez bien la technique. On embarque en même temps que le team France plus rapide sur la transition. On est toujours 2ème  et à part notre marmotte bretonne, cela nous maintient éveillé. Le vent est de face et on s'emploie pour avancer. Surprise on voit les français faire demi tour... Ils viennent de perdre leur carte sur l'eau et par chance la retrouve au bout de 5 minutes. On s'engage ensuite sur une rivière intermédiaire. On pousse et subissons une attaque de moustiques incroyable.
Colo et Tom mettent leur moustiquaire sur la tête et nos 2 mariés ont alors un look incroyable.
Ce raid aventure prend toute son ampleur. Ce début de section est magique. On débouche sur un second lac où un moose prend son bain. Rencontre improbable, il se sauve après avoir laissé le temps à Colo de prendre sa photo. Nous traversons un nouveau lac puis débutons une petite rivière. C'est fun! Puis de nouveau un lac et un moose. Encore un moment magique, il nage à vive allure, le vent est fort et le lac très agité. Ouah... On fait une belle coupe dans la forêt en portant nos rafts. Puis de nouveau un lac véritablement démonté par le vent. On rate le poste suivant et on se fait passer par la France. Plus de trace des Sweco qui semblent avoir lâché. On entame alors le juge de paix de ce raid. 3 balises sur des sommets inexplorés, à part sur le premier, pas de sentiers pour accéder. On est chargé comme des mules et on s'engage là dedans avec des pagaies, des gilets, des rafts plus tout le reste... Le moral est bon et dieu est avec nous en ce début, c'est un américain local et il me ramène mon gilet de sauvetage que je viens de faire tomber sur une piste! Ouf. On atteint assez vite le premier poste et on contemple alors le reste du chantier, vaste étendue verte, très verte. On rejoint une piste en contrebas car la crête pour rejoindre le col suivant semble impossible. Surprise sur la piste où on croise les espagnols de Columbia. Ils ne sont pas loin derrière nous... A la tombée de la nuit, nous attaquons le poste 34. C'est notre première expérience du bush... La galère commence mais c'est la même pour tout le monde. La boussole est notre seul ami. On avance comme on peut en cherchant de rares zones plus claires. Mais avec notre chargement, cela s'avère compliqué.
Encore une rencontre improbable, les suédois de Peak qui redescendent du poste et qui nous disent: " good Luck, it´s fucking hard". Bon on s'en doute mais cela nous donne le moral car on se sentait un peu seuls... 30 minutes plus tard, on retrouve à l'approche du poste les copains français qui n'apprécient guère la section! On termine ensemble le nettoyage de la forêt pour trouver cette balise. C'est énorme, le gars qui a posé la balise à placé un câble anti vol! Bon on est toujours 2ème et pas très loin des suédois... Reste le poste 35. On repart à 8. Puis on se sépare. On choisit de rejoindre un premier sommet pour ensuite longer la crête qui on espère sera plus claire. Hélas non, là haut c'est l'enfer. On redescend un peu pour longer à flanc. La progression est très très compliquée. On discute à distance avec les français qu'on retrouve une nouvelle fois... On avance à pas de fourmis durant des heures et surprise on tombe sur un balisage. Bingo se dit on, c'est la route du sommet.
On suit ce balisage qui est complètement dingue, il slalome pour trouver un passage dans le bush, on y croit et j'oublie de contrôler avec ma boussole... Le balisage nous emmène sur le sommet d'avant et on prend un coup sur la tête. Le jour se lève et on voit enfin de loin notre sommet. Et on repart dans notre bush détesté et on retrouve une nouvelle fois les frenchies , pas mieux que nous sauf qu'ils ont dormi... La fin est encore plus compliquée, le bush encore plus serré. On atteint enfin le poste. Les 2 équipes de canadiens sont là... Ils ont contourné par le bas et c'est gagnant pour eux!

Règle numéro 1: dans le bush: réduire au maximum la distance de progression quitte à faire un grand détour.

Notre descente est difficile, on galère avec des sentiers qui n'existent plus et le moral atteint, on avance moins vite... Enfin la transition. On est 6ème et on décide de dormir 1h.

Début du leg 4. Le long canoë est annulé et c'est une bonne nouvelle. On part à vtt... Avec le même chargement, si, si. Raft, pagaies, gilets... Ils sont fous à l'orga!
Donc petit vtt et petite co dans la ville de Greenville. On retrouve l'appétit et on compte maintenant manger du canadien qui sont une paire d'heure devant nous. On attaque un vrai trek cette fois sur chemin. Et on attaque sur un joli sentier. Enfin je tracte la miss... On allume et on reprend les canadiens très rapidement, notre moral est bon. Nous sommes de retour! Go...
On fait une petite coupe pour récupérer un sentier, Colo pousse un cri strident. Il vient de se faire piquer par un gros insecte non identifié. J'espère que je ne suis pas allergique nous dit il!... 2 minutes plus tard: "les gars stop j'ai des vertiges. " On l'allonge et on le voit partir dans un monde parallèle. Tom toujours aussi émotif tourne de l'œil en voyant la scène... Avec Audrey on s'affaire, je cherche dans le sac de Colo l'antistaminique pendant qu'elle lui donne des véritables baffes de mammouth pour le maintenir éveillé... Sa pharmacie est tellement complète qu'on se mélange dans les médicaments. :" Colo, c'est quel  cachet ?" on hurle, on le gifle, il finit par nous montrer le bon, on lui met dans la bouche mais il ne l'avale pas, on lui met de l'eau et une bonne gifle et ouf il l'avale... On souffle enfin. On l'emmitouffle dans sa couverture de survie. Il reprend ses esprits et nous notre souffle. On est bien loin de la course à ce moment là. On a sauvé notre Colo national et c'est bien l'essentiel...

Règle numéro 2: faire l'inventaire à 4 de la pharmacie avant le départ. Car si c'est celui qui a préparé la pharmacie qui a un souci, ça peut être compliqué...

Une petite heure plus tard nous reprenons notre route dans l'idée de rejoindre la transition suivante afin qu'il se repose. Nous repartons doucement, Thomas le tracte sur une montée très raide mais petit à petit, il retrouve quelques forces. Suffisamment en tout cas pour apprécier le magnifique panorama au sommet. Une vue extraordinaire au coucher de soleil sur toute la zone de course. On descend sur des pistes de ski de la station locale. Colo semble beaucoup mieux dorénavant.

On prend notre temps à la transition, on trace le vtt suivant qui offre plusieurs choix d'itinéraire. Et on repart dans la bataille avec beaucoup de retard certes mais avec envie. La première balise est simple, on enchaine ensuite sur une piste visiblement empruntée par nos adversaires. Mais celle ci s'arrête net. On insiste un peu et visiblement on est les seuls car plus de trace et on trouve la sortie 30 minutes plus tard. C'est tout bon car cela nous ouvre une route direct jusqu'au poste 43 en passant à proximité de la 44, ce qui nous laisse la possibilité de laisser tout notre chargement inutile dans un fossé. Et oui car on transporte toujours nos rafts et compagnie... Je motive les troupes et réveille Audrey.
On roule à 40 km/h sur une route et je prévois un aller retour très rapide avant le raft et la pause obligatoire de nuit. Finalement on va passer toute la nuit dans la brousse... Le problème avec les cartes du Maine, c'est que le trait noir peut représenter une route, une piste, ou un sentier! Ce que je crois être une route est en fait une vieille piste abandonnée. Ne la trouvant pas de suite , je change d'option et c'est encore pire, les pistes ont disparu, je sais exactement où je suis mais on ne peut atteindre le poste car le bush  nous rattrape dès qu'on veut couper dans la brousse... La chance n'est vraiment pas avec nous en cette fin de raid. Après des heures de galère, on trouve enfin une trace qui nous ramène sur la route qui mène au poste. Cette fois c'est une route et pourtant le même trait de légende... De plus je m'aperçois que j'avais coupé avant le départ une partie de la carte afin de réduire  l'encombrement. Et une route plus à l'ouest permettait d'atteindre le poste facilement.

Règle numéro 3: ne jamais couper une carte même si on pense avant le départ qu'une partie ne servira pas...

Bon petite sieste flash sous la couverture de survie en amoureux pour Tom et Audrey . Puis on pointe ce poste et on rentre par la route cette fois!!! Il est 6h quand on se pointe au départ de la section raft. Sweco et les américains de Dart Nun sont passés devant. On est 8ème maintenant. On dort 3 h tout de même car le départ du raft n'est pas avant 10h30.

La fin du raid est plutôt fun et on va essayer d'en profiter. Nous descendons la Kennebec river. Un must dans le coin. Des rapides classes 5-6. Une rivière plutôt droite avec un débit incroyable. Un barreur pro est avec nous. Ouf. Et c'est grandiose. Les sensations sont fortes. 2h de grand plaisir. Puis c'est notre dernière section trek raft. La raison du port du matériel depuis 30 heures.
Après une longue marche d'approche, nous embarquons sur la bien nommée " Dead river". Et là, c'est l'éclate totale, on passe de beaux rapides dans ce mini raft avec de grandes sensations.
Audrey m'indique les passages et je barre. On vide de temps en temps. Nous ressortons vivants de cette rivière en ayant découvert avec plaisir cette activité qui a toute sa place dans le raid aventure.

Un dernier petit vtt pour rentrer au " Northern Outdoor", ligne d'arrivée de ce raid aventure mémorable. On boucle notre tour en 82h environ à la 8ème place.

Bien sur, on est déçu de notre place finale car avec un peu de chance, on avait le niveau de faire beaucoup mieux. On est encore 2 au poste 34...
Mais on ne fait pas ce genre d'aventure juste pour un classement. Et pour le reste c'était génial. A part le pb des cordes et le fait de porter si lourd, pas grand chose à redire à cette organisation. On peut râler sur une partie du tracé mais au final on sera content de raconter cela à nos petits enfants...
La météo a été clémente voire belle. Et mes équipiers au top. J'avais encore jamais couru avec une équipe si homogène du début à la fin. Pas une défaillance physique.  Si j'avais pu éviter de cartographier certaines zones...
Nous voici fin prêt pour raid in France en septembre, à domicile... Le raid aventure, c'est toujours aussi fou, aussi bon...